HISTOIRE DE MA FAMILLE

La découverte des Mosaïques

 (suite)

Extrait de l’article du Journal Sud-ouest paru le mardi 2 juin 1987

Titre : Les Sanitaires de Médiolanum – D’intéressantes mosaïques gallo-romaines mises au jour dans un jardin de la rue des Thermes

…Aux quatre coins de notre bonne ville,…’’çà sent le romain’’…Mais on a beau le savoir, cela surprend toujours. Demandez à la famille LAROCHE qui habite au numéro 32 de la rue des Thermes Romains ! Afin d’édifier sur son terrain, sis au voisinage du balnéaire antique, on arracha deux arbres. Et sous leurs souches que vit-on ? De jolies mosaïques qui durent appartenir au « sanitaire » de Médiolanum Santonum.

Sous la direction de M. Guy Vienne, responsable de l’ATOF (Atelier de traitement des objets de fouilles) qui fonctionne depuis quatre ans à Magistel, nos archéologues dégagent, avec soin le précieux assemblage. Investigations conduites dans les règles de l’art, tandis qu’observations,cotes et points de repérages sont couchés noir sur blanc…

Cette semaine des spécialistes procéderont à l’enlèvement des mosaïques ainsi dégagées. Un sauvetage qui enrichira un peu plus le patrimoine archéologique saintais, déjà considérable puisque les collections de notre musée archéologique comptent parmi les plus complètes et les plus intéressantes de l’occident gaulois.

A noter de la petite histoire que celle-ci est un perpétuel recommencement : « C’est en 1887 – il y a cent ans – que Jean MORAND (dont une rue proche porte le nom) découvrit dans son jardin les premiers vestiges des Thermes Romains(M. Jean Morand et son épouse y reposent, dans des sarcophages mérovingiens !).

Un siècle plus tard par conséquent, M. Pierre LAROCHE, son arrière petit-fils, fait cette trouvaille dans son courtil. On peut penser que çà n’est pas « therminé ». Rendez-vous en 2087 pour les descendants de M et Mme LAROCHE !

Signé Charly Grenon

Article du Journal Sud-Ouest du 9 juin 1987

DECOUVERTE/SAINT-SALOINE

Une église primitive ? – Les vestiges mis au jour près des Thermes Romains proviennent peut-être d’une église primitive

Comme nous l’avons relaté tout récemment, des arbres abattus pour permettre une construction sur la propriété de M. LAROCHE , rue des Thermes Romains, ont permis de mettre au jour une mosaïque ancienne.

L’opération de sauvetage eut lieu mercredi par la technique de l’encollage, avec le concours de spécialistes venus de Toulouse.

D’après les archéologues, il semblerait que cette mosaïques n’appartiennent pas au balnéaire antique. On sait que l’Eglise Saint-Saloine fut édifiée à cet emplacement. Or la trouvaille fortuite des ces jours derniers, paraissant remonter à la fin du IVème au début du Vème siècle, serait par conséquent postérieure à l’établissement des thermes gallo-romains et antérieure au sanctuaire de Saint-Saloine.

On pense que ce pourrait être un lieu de culte du christianisme primitif, d’ailleurs fort exposé puisque situé hors les murs. Mais qui aurait, dans ces conditions, constitué le point de départ en quelque sorte, de la future paroisse de Saint-Saloins.

Nos chercheurs, archéologues et historiens locaux, se prononceront sans aucun doute à ce sujet. Faison confiance en leur compétence.

Article du Journal Sud-ouest de mai 1991

Archéologie – Un puzzle de 120 000 pièces

Une mosaïque du IVème siècle, vaste puzzle de 120 000 pièces a été restauré et présenté au public

Deux mois de travail ont été nécessaires à Guy Vienne et Jean-François Clisson pour restaurer et reconstituer la mosaïque du IVème siècle, immense puzzle de 120 000 pièces qui a été présentée dernièrement au public. Un énorme travail dont ses deux auteurs peuvent être fiers, aboutissement de la découverte faite en 1987, à proximité des Thermes Romains.

En arrachant un arbre pour construire une maison, Jean-Pierre LAROCHE mettait à jour, sous les racines, des morceaux de mosaïque. Sensibilisé aux choses de l’archéologie, il prévenait la société présidée par Jean-Louis Hillairet, qui entreprenait une fouille de sauvetage et entreposait tous ces morceaux dans une réserve, après les avoir délicatement et selon une technique étudiée.

Quatre années plus tard, les restaurateurs s’attelaient à la tâche, et après un stage au cours duquel ils avaient perfectionné leurs connaissances de la manière d’opérer, redonnaient « vie » à cette très belle mosaïque géométrique qui devait vraisemblablement constituer le carrelage d’une habitation.

Guy Vienne et Jean-François Clisson nettoyaient une à une les 120 000 tesselles de marbre, de brique ou de calcaire qui constituent l’ensemble.

« Cette mosaïque est la troisième découverte à Saintes, après celles des Petites sœurs des Pauvres et celle de l’école Emile Combes », rappelle Guy Vienne. « C’est la seule qui soit polychrome ».

D’un dessin géométrique très sophistiqué, et couvrant une surface totale de 48 m² (15m² ont pu être retrouvés et restaurés), la mosaïque a fait l’objet d’une présentation de la part de Marianne Thauré, tandis que Guy Vienne exposait les méthodes de travail à un nombreux public constitué de passionné d’histoire.

Cette nouvelle découverte pose maintenant le problème de son exploitation. Où exposer, en effet, cette pièce qui trouverait incontestablement une place de choix, dans un musée consacré à la riche histoire gallo-romaine fans la ville ?

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