HISTOIRE DE MA FAMILLE

La découverte des Mosaïques

(suite)

La première émotion passée, je réalisai rapidement que cette découverte n’était pas incongrue puisque nous étions dans un périmètre archéologique sensible : environ à moins de 150 m des « Thermes Romains »…

Par contre, je réalisai aussi très vite que cette découverte allait contrarier certainement notre projet familial de construction…

C’est pourquoi, la première réaction fut de très vite faire reboucher les trous d’arrachage pour faire disparaître toute trace de notre « découverte extraordinaire ».

Dans les jours qui suivirent, nous étions très partagés entre l’idée de faire comme si on ne savait rien, c'est-à-dire de laisser faire le « pavillonneur » pour creuser les fondations de la maison ou au contraire d’aller informer les services archéologiques de la Ville de Saintes pour leur livrer « notre secret ».

Lourde décision à prendre : Renseignements pris, nous étions passibles de poursuites si nous cachions cette découverte…

Mais nous risquions aussi, de nous voir refuser le permis de construire de la maison…

Avant même cette prise de décision, le permis de construire fut accordé.

Le 1er mai 1987, jour férié, par un temps grisâtre, je me levai de bonne heure et pris une pioche.

Repérant à peu près l’endroit où j’avais aperçu des tesselles dans les racines, je me mis à creuser. Je fis un trou d’environ 1,50 m de long sur 70 cm de large environ. A une profondeur d’environ 1m/1,20m, je ne trouvai rien.

Je me décidai à continuer à creuser à la perpendiculaire pour réaliser le trou avec un angle droit.

Au bout de plusieurs minutes, je réussis à retrouver des morceaux de mosaïques…J’abandonnai aussitôt la pioche et je continuai mes recherches à quatre pattes au fond du trou avec une truelle…

Vers midi, il y avait dans le terrain une excavation d’environ 2 m² et d’une profondeur d’environ 1,2m… et au fond de ce trou un superbe motif géométrique polychrome (5 couleurs). Ci-après la première photo de la découverte prise avec un appareil Polaroïd :

Le trou fut aussitôt recouvert par une planche pour éviter que des « curieux » soient au courant de cette découverte.

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