HISTOIRE DE MA FAMILLE
( suite )

Charles LAROCHE, mon grand-père, forgeron en voiture, est appelé pour son service armé le 10 octobre 1911. Il est Soldat de 2ème classe au 107ème Régiment d'Infanterie d'Angoulême. En disponibilité le 05 octobre 1913, il est rappelé à l'activité le 02 août 1914. Il est fait prisonnier le 28 août 1914 à Fleuranville en Belgique. Il est transféré en Allemagne à OHRDRUF et KASSEL. Par deux fois, il tente de s'échapper. A la première tentative, il reçoit un violent coup sur la nuque qui va lui laisser des séquelles toute sa vie restant. La seconde fois, il est rattrapé en compagnie d'un autre prisonnier en Forêt Noire par un garde-chasse. Il attendra l'armistice et sera rapatrié le 4 janvier 1919. Quelque mois plus tard, le 16 août 1919, il épouse Charlotte MORAND à SAINTES (17).
Charles est démobilisé le 18 septembre 1919 et affecté aux Chemins de Fer de l'Etat aux ateliers de SAINTES.
Il y avait déjà travaillé comme auxiliaire en 1913 et 1914.
En 1920, Charles participe à une grève générale qui provoque la fermeture des ateliers de Saintes. Les sanctions seront lourdes : environ dix-huit cents cheminots sont révoqués. Mon grand-père faisait partie du lot. Grâce à une ancienne demande d'embauche faite en 1914, il est ré-embauché pratiquement aussitôt aux Chemins de Fer aux ateliers de Rennes pour être affecté dès 1920 à Granville dans la Manche.
Charlotte, sa femme, enceinte, préfère rejoindre sa sœur aînée, Germaine, épouse d'Abel ELIE, lui-même chauffeur-mécanicien aux Chemins de Fer demeurant à GISORS sans l'Eure.

C'est donc à GISORS (27), que naquit mon père, Pierre LAROCHE le 30 novembre 1920. Par la suite, la famille se trouve réunie à Granville, au n° 2 de la rue du Roulage. C'est là que naît Colette le 2 novembre 1923.
Mais en 1934, la vie familiale va être bouleversée par l'état de santé de Charles. Peut-être à cause de sa vieille blessure à la nuque, Charles devient paralysé des membres inférieurs. Il a 45 ans. En juillet de cette année-là, tous rejoignent Saintes pour habiter au 54 rue du Général Sarail au domicile de la mère de Charlotte, Marie-Louise GUIET veuve de Jules MORAND depuis 1920. Charles y meurt 10 ans plus tard le 6 mars 1944, quelques mois à peine avant d'être grand-père.

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